LEGIONELLOSE RISQUES BACTERIOLOGIQUE

La légionelle est une bactérie qui contamine les réseaux d’eau sanitaire et de climatisation généralement a cause d’un manque d’entretien approprié et notamment du détartrage.

La légionellose est une infection respiratoire qui contamine plus de 7000 personnes en Europe chaque année, 11 % des cas sont mortelles.

La légionellose ou maladie du Légionnaire est une infection respiratoire provoquée par la bactérie du genre Légionella qui se développe dans les milieux aquatiques naturels ou artificiels comme les réseaux d’eau sanitaire, les systèmes de climatisation, dont les tours aéroréfrigérantes, les jacuzzi, les brumisateurs.

On classe souvent la légionellose comme une maladie nosocomiale ou liée aux voyages.

La bactérie comprend plus de 53 espèces et 70 sous-groupes. La légionella Pneumophila est la plus dangereuse d’entre elle, elle provoque :

La Fièvre de Pontiac : affection pseudo-grippale sans pneumopathie, ne nécessitant pas d’hospitalisation ; sa guérison est spontanée en 2 à 5 jour.

La Légionellose : Infection pulmonaire grave, caractérisée par une Pneumonie, diarrhée Confusion mentale. Mortelle dans 11 % des cas.

En France environ 1500 personnes sont contaminées chaque année, 11% décèdent.

  • Le nombre de décès atteint 40 % à 50% dans les cas nosocomiaux ; contamination à l’hôpital.
  • La légionellose touche 2 cas pour 100 000 habitants en moyenne.
  • Les régions les plus éloignées de l’océan Atlantique sont les plus exposées : Alsace 4,6 cas pour 100 000 habitants, Bretagne 1 cas pour 100 000 habitants.
  • Les périodes estivales sont les plus propices à la contamination par la légionellose : 5 fois plus de personnes contaminées l’été que l’hiver.

Du 21 au 24 juillet 1976, l’American Légion organisait sa 58e convention annuelle.

Plus de 2000 vétérans de la légion américaine étaient réunis à l’hôtel Bellevue-Stratford à Philadelphie.

Le 23 juillet, plusieurs participants souffrent d’un « mauvais rhume ». Le 26 juillet, une grande partie des légionnaires est clouée au lit. Le 27 juillet, premier décès…

Au termes de cette épidémie 181 légionnaires seront contaminés et 29 décèderont.

Ce n’est qu’au mois de janvier 1977, que l’on identifie la bactérie Legionella pneumophilia.

Et son lieu de contamination : Le système de climatisation de l’hôtel et notamment les tours aéroréfrigérantes.


Le développement des légionnelles varie fortement en fonction de la température de l’eau.

Leur croissance est effective entre 20 et 50°C. Au-delà de 50°C, leur croissance est limitée, elles ne prolifèrent pas et elles sont détruites au-delà de 60°.

Bien que la bactérie tolère une large gamme de pH, son pH optimal de croissance est de 6,9.

Les facteurs favorisant la prolifération des légionnelles sont les suivants :

  • Mauvaise circulation de l’eau : la stagnation de l’eau dans les installations, les bras morts sont des facteurs déterminants ;
  • Température de l’eau chaude sanitaire : la température de l’ECS doit être > à 55°C au départ et > à 50°C sur le réseau de distribution en tout point et notamment sur le retour de boucle ;
  • Température de l’eau froide : La température de l’EF doit être inférieure à 25°C, mais il est souhaitable qu’elle reste inférieure à 20°C ;
  • Calcaire : présence de dépôts de tartre ;
  • Biofilm : présence de biofilm ;
  • Corrosion : présence de rouille et de résidus métalliques, comme le fer ou le zinc ;
  • Polymères : Présence de certains matériaux polymères ;
  • Micro-organismes : présence de micro-organismes comme les amibes libres.

A partir du milieu naturel, les légionnelles colonisent et prolifèrent dans différentes installations à risque lorsque les conditions de son développement sont réunies.

Les sources de contamination les plus souvent incriminées sont les installations qui favorisent la multiplication des légionnelles dans l’eau et les dispersent sous forme d’aérosols.

  • Les réseaux d’eaux chaudes sanitaires (ECS) et notamment les douches ;
  • Les tours aéroréfrigérantes (Tar) ;
  • Les Jacuzzi, bains à remous, spa, Hammam ;
  • Les brumisateurs ;
  • Les humidificateurs, bacs à condensats ;
  • Les appareils à oxygénothérapie et apnée du sommeil ;
  • Les fontaines décoratives, les bassins à jets d’eau.





Répartition des lieux de contaminations recensés sur une année en France.

  • 29 % - Hôtel & hôtellerie de plein air
  • 13 % - Maison d’hôtes, gites
  • 8 % - Autres type de voyage
  • 16 % - Hôpital & clinique
  • 13 % - Maison de retraite
  • 1 % - Station thermale
  • 21 % - Autres expositions

Les facteurs déterminant à la contamination par la Légionellose sont :

  • Inhalation de micro-gouttelettes d’eau de taille inférieure à 5 μm dans les poumons ;
  • Exposition de personnes et en particulier de personnes réceptives à l’infection: Tar, douche, exposition à un spa, brumisateur, ... ;
  • Diffusion à longue distance (jusqu’à 3 km pour les tours aéroréfrigérantes) ;
  • Survie de 2 heures dans l’aérosol (pour humidité relative de 65%) ;
  • Touche 5 à 10% des gens hospitalisés (CHU Pompidou : sur 12 personnes infectées, 6 sont décédées) ;
  • Pas de contamination par ingestion d’eau ;
  • Pas de transmission interhumaine.

Les facteurs de risques associés à la maladie sont :

  • Âge : 75% à 80% des personnes contaminées ont plus de 50 ans (La légionellose est rare chez les personnes âgées de moins de 20 ans, exceptionnelle chez l’enfant) ;
  • Homme : 70% des cas sont des hommes ;
  • Tabagisme : incidence augmentant pour les fumeurs ;
  • Diabète : incidence augmentant pour les diabétiques ;
  • Les pathologies chroniques cardiaques, pulmonaires ou l’insuffisance rénale ;
  • Les traitements corticoïdes et immunosuppresseurs.

Les personnes à haut risque sont les personnes ayant un système immunitaire fortement diminué du fait :

  • D’une pathologie, notamment les personnes atteintes d’hémopathie maligne, et les patients présentant une maladie du greffon contre l’hôte (GVH), les cancers ;
  • D’un traitement immunosuppresseur ;
  • D’une transplantation ou d’une greffe d’organe ;
  • D’un traitement de corticothérapie prolongée.

Incubation de la maladie :

La période d’incubation officiellement reconnue au niveau européen et français est de 2 à 10 jours, mais peut s’étendre à 16 jours.




Au Maroc, 2 méthodes de décontamination sont couramment utilisées :

  • Choc Thermique ;
  • Choc Chloré ;

Généralement réalisées par le personnel des l’établissements concernés, elles ont un intérêt limité et notamment parce qu’elles ne sont réalisées que partiellement, sans respecter les normes d’usage.

Il s’agit également de méthodes à risques, elles peuvent engendrer des brulures ou être toxique pour l’homme et l'environnement.





CHOC THERMIQUE

Traitement curatif ponctuel, il s’agit de monter la température du réseau à + de 70 °c et de puiser l’eau à chaque robinet de l’établissement durant 30 minutes.

Difficultés: il est difficile d’obtenir 70°c sur tout le réseau et particulièrement pour les chambres les plus éloignées.

C’est une opération longue, qui nécessite beaucoup de main d’œuvre et c’est pour cela qu’elle est souvent mal réalisée.

Pour exemple : Pour traiter par choc thermique le CHU Pompidou qui comptait 2300 points de puisage, l’intervention a monopolisé 22 personnes à temps complet durant 10 jours.

Inconvénients ;

  • Remontée rapide du taux de légionellose ;
  • Favorise le dépôt de calcaire ;
  • Pas de destruction du biofilm ;
  • Dégradation du réseau et notamment les raccord en matière plastique et en acier galvanisé.




CHOC CHLORÉ

Traitement curatif ponctuel, il s’agit d’injecter dans le réseau une dose importante de chlore.

Difficultés: la concentration nécessaire de chlore pour éliminer la Légionella Pneumophila est très élevée. 50 mg par litre doivent être injectés dans le réseau.

A ces doses, le chlore est nocif et toxique pour l’homme et l’environnement.

C’est une opération longue, qui immobilise l’établissement durant l’intervention.

Inconvénients ;

  • Limite l’infection sans éradiquer les légionnelles.
  • Risque d’accoutumance ;
  • Usure accélérée du réseau ; pas d’utilisation de chlore sur l’inox, l’acier galvanisé et le nickel.
  • Immobilisation de l’établissement durant l’intervention
  • Risques pour les clients de brulures ;
  • Odeurs désagréables pour les clients.

Pour lutter contre la légionellose, SWISS MAROC ® propose 2 solutions complémentaires :

  • Curative : Traitement à base de Peroxyde d’Hydrogène.
  • Préventive: Traitement par rayonnements UV.




LE PEROXYDE D’HYDROGÈNE

Le traitement au peroxyde d’hydrogène et d’ions d’argent par injection, pulvérisation ou vaporisation permet de décontaminer tous types d’installations à risques.

Le peroxyde d’hydrogène H₂O₂ est de l’eau HO₂ à laquelle on a ajouté un atome d’oxygène, plus communément appelé : eau oxygénée.

Le peroxyde d’hydrogène est un désinfectant à très large spectre, à grand pouvoir oxydant, très actif face à la matière organique et des micro-organismes :bactéricide, virucide, sporicide, algicide et fongicide.

Il s’agit d’une solution de traitement écologique, biodégradable, le peroxyde d’hydrogène se dégradant naturellement après l’usage, l’eau et l’oxygène se séparant. Pas de nocivité pour l’homme ou l’environnement.

  • Inodore,
  • pH neutre,
  • pas de sous produits nuisibles,
  • pas de dépôt de surfaces,
  • Détruit le Biofilm,
  • Préserve les canalisations.
  • N’augmente pas la résistance des bactéries.
  • Effet longue durée,
  • Sans danger en cas de doses excessives,
  • Pas de neutralisation après l’application,
  • Non carcinogène, ni mutagène,
  • Efficace à des températures d’eau comprises entre 0° C et 95° C.

SWISS MAROC ® distribue en exclusivité au Maroc les désinfectants SANOSIL.





RAYONNEMENT UV

Le traitement par rayonnement UV a pour principe de générer des rayons ultra-violets qui irradient les bactéries, germes, virus et parasites … contenus dans l’eau en traversant l’appareil.

Le traitement par rayonnement ultraviolet est une technologie écologique, ne requérant pas l’ajout de produits chimiques. Le traitement n’altère pas la composition de l’eau.

Les rayons UV, semblables à la lumière ultraviolette émise par le soleil, mais en plus concentrés, modifient l’acide nucléique (ADN) des virus et des bactéries, les stérilisant par effet bactériostatique, ou les détruisant par effet bactéricide.

Nous pouvons traiter par rayonnement UV toutes les installations à risques.

  • Circuit d’eau chaude sanitaire,
  • Circuit d’eau froide,
  • Eau sortie de puisage ou forage,
  • Circuit de Climatisation,
  • Tour aéroréfrigérante
  • Bains, Balnéo, thermalisme
  • Jacuzzi, Spa,
  • Hammam
  • Humidificateur d’air, brumisateur
  • Equipements médicaux & respiratoires
  • Fontaine décoratives, jets d’eau.

SWISS MAROC ® distribue en exclusivité au Maroc les solutions UVGERMI.