Analyse de l'eau circuit de chauffage

Le fonctionnement optimal d’une chaudière nécessite que l’eau en circulation soit propre et compatible pour le contact aux métaux.

En aucun cas, l’eau potable distribuée ne doit être utilisée directement sans traitement pour remplir les circuits.

Le fonctionnement optimal d’une chaudière quelle en soit la source de production : chaudière gaz, fuel, pompe à chaleur et de son circuit: radiateur, chauffage au sol, hammam ... nécessitent une eau en circulation propre et compatible pour le contact aux métaux : acier, inox, cuivre, aluminium...

La qualité de l’eau en circulation dépend de plusieurs paramètres spécifiques :

  • Valeur du pH : niveau d’acidité ou d’alcalinité de l’eau, mesure de la quantité d’ions hydrogène contenus dans l’eau (les eaux dont le pH est bas sont agressives et dissolvent entre autres les métaux).
  • Dureté TH : teneur en calcaire dissous, mesurée en degrés français (°f), elle indique la quantité de calcium et de magnésium présents dans l’eau ; les eaux dures forment un dépôt de calcaire sur les surfaces de chauffe.
  • Dioxyde de carbone agressif : c’est la part de dioxyde de carbone libre disposant de propriétés corrodantes ; la présence de dioxyde de carbone agressif à des valeurs basses du pH et/ou de la dureté rend l’eau agressive.
  • Charge de chlorure : une forte charge de chlorure peut engendrer une eau agressive, en particulier si celle-ci est calcaire.
  • Conductivité : approximation de sa minéralisation totale, mesure la composition de l’eau en sels dissous tels que les chlorures et les sulfates.
  • Matière es suspension : présence de particules abrasives en suspension dans l’eau.

L’eau potable distribuée par les régies d’eaux ne doit pas être utilisée pour remplir les circuits de chauffage, et encore moins l’eau issue de puisage privé, ou alors après traitement approprié.

La durée de vie des installations d’eau chaude et de toute l’installation de chauffage dépend principalement des caractéristiques physico-chimiques de l’eau utilisée.

Une qualité d’eau inadaptée entraîne la formation de tartre et de corrosion. Il est donc primordial de porter une attention toute particulière à la qualité de l’eau en circulation, à son traitement et surtout au contrôle continu de cette eau.

SWISS MAROC ® réalise des analyses détaillées de l’eau de chauffage en prélevant directement l’eau en bas de chaudière et sur une vidange collecteur.

Ces prélèvements sont ensuite analysés en fonction de vos besoins par nos services et/ou un laboratoire accrédité, indépendant et hautement qualifié.

Dans les 2 cas SWISS MAROC ® vous fournira un rapport comprenant les résultats de toutes les analyses, l’interprétation détaillée de ces résultats et les recommandations relatives à une éventuelle action de correction.

Nos analyses couvrent tous les aspects essentiels d’une eau de chauffage, à savoir :

  • Aspect,
  • Potentiel d’hydrogène (pH),
  • Conductivité,
  • Taux de chlorure (CI),
  • Taux de calcium (Ca),
  • Taux de Fer (Fe),
  • Taux de cuivre (Cu),
  • Taux d’aluminium (AJ).

Pour l’eau de remplissage et d'appoint :

Paramètres Valeur limite
Dureté TH < 0,5 °f
Conductivité < 100 µs/cm
pH 8 à 9,5
Chlorures (Cl) < 250 mg/l
Sulfates (O2 -42) < 250 mg/l
Oxygène < 0,1 mg/l
Teneur totale en carbone organique (TOC) < 2 mg/l
Indice permanganate < 9 mg/l
Cuivre < 0,1 mg/l
Fer < 0,2 mg/l
Zinc < 0,5 mg/l

Pour l’eau en circulation :

Paramètres Valeur limite
Dureté TH < 0,5 °f
Conductivité < 180 µs/cm
pH 8,2 à 10
Chlorures (Cl) < 30 mg/l
Sulfates (O2 -42) < 50 mg/l
Oxygène < 0,1 mg/l
Teneur totale en carbone organique (TOC) < 30 mg/l
Titre alcalin (TA) 5 à 15 °f
Titre alcalimétrique complet (TAC) 20 °f + TA
Orthophosphates (PO43) 5 à 30 mg/l
Cuivre < 0,2 mg/l
Fer < 0,5 mg/l
Zinc < 5 mg/l
Silice < 20 mg/l
Matières en suspension (MES) < 150 mg/l

1 - Dureté TH : La dureté totale est un indicateur de la minéralisation de l'eau qui prend en compte notamment les teneurs en calcium et en magnésium de l'eau, mesurée par le titre hydrotimétrique en degré français (°f).
Les eaux dures (eaux calcaires ou magnésiennes) déposent beaucoup de tartre et ont une dureté totale supérieure à 30 °f. En revanche, les eaux douces (eaux faiblement minéralisées) ont une dureté totale inférieure à 20 °f. Une eau très douce et dont le pH est faible (acide) peut entraîner dans les réseaux des phénomènes de corrosion (rouille), l'eau est alors qualifiée d'agressive. Une eau dure aura pour inconvénient un fort entartrage des canalisations et du matériel. L'eau de remplissage et d'appoint doit être déminéralisée.

2 - Conductivité : La conductivité représente la minéralisation d'une eau. Plus une eau contient de sels minéraux, plus sa conductivité est grande. Son unité est le µS/cm. En dessous de 180 µS/cm, une eau est considérée comme peu minéralisée, elle est alors agressive. Au-dessus de 180 µS/cm, une eau est considérée comme fortement minéralisée, elle est alors entartrante. Des valeurs plus élevées peuvent être envisagées lors d'utilisation d'agents de traitement dans les circuits de chauffag

3 - Chlorures : Des teneurs élevées en chlorures ou en sulfates peuvent être considérablement réduites par une déminéralisation totale de l'eau.

4 - Oxygène : Des valeurs trop élevées en oxygène font apparaître généralement des phénomènes de corrosion active. Cette réaction étant très difficilement réversible, les oxydes ainsi formés vont se trouver en suspension sous forme de boue, ou sédimenter dans les parties basses de l’installation (dépôts d'oxydes métalliques s'accumulant dans les conduites et radiateurs, ...) ainsi que dans le circulateur, entraînant la plupart du temps des dysfonctionnements sur l'ensemble du réseau. Une bonne étanchéité des conduites doit absolument être surveillée, afin de réduire au maximum ce genre de perturbations.

5 - Teneur totale en carbone organique : La mesure du carbone organique total ou COT donne une indication directe de la charge organique d'une eau. Ce paramètre permet de suivre l'évolution d'une pollution organique, et participe au contrôle de la qualité de l'eau. La présence de COT dans l'eau peut engendrer une prolifération de micro-organismes, et si sa teneur est trop importante, révéler l'existence de substances qui peuvent perturber la sécurité d'exploitation de l'installation.

6 - Indice permanganate : L’indice permanganate d'une eau correspond à la quantité d'oxygène exprimée en mg/l, cédée par l’ion permanganate et consommée par les matières oxydables contenues dans un litre d'eau.
C’est une mesure conventionnelle de la contamination d’un échantillon d’eau par des matières organiques.

7 - Métaux / Cuivre / Fer / Zinc / Silice : L’entartrage se manifeste généralement par des dépôts de calcaire et de carbonate de magnésium sur la surface interne du circuit de chauffage. Les conséquences peuvent en être des dysfonctionnements au niveau du passage de la chaleur et de la puissance thermique. Il est dès lors important de bien connaître leur titre hydrotimétrique ou TH représentant leur concentration. D'autre part, l'accumulation dans le réseau d'oxydes métalliques risquent de former des dépôts poreux, et par suite, de donner lieu à ces phénomènes de corrosion sous dépôts, il convient donc de veiller à ce que la teneur des métaux (cuivre, fer et zinc) ne dépassent pas les valeurs indiquées. La concentration en silice doit être aussi limitée de façon à éviter la formation d'incrustations silicatées par réaction avec la dureté résiduelle de l'eau d'appoint, ce qui nécessite une eau suffisamment alcaline pour que la silice présente puisse être maintenue en solution.