Analyse d'eau puits forage reseau public

L’analyse de votre eau permet de s’assurer que vos différents points de distribution délivrent une eau conforme aux valeurs réglementaires et sanitaires.

SWISS MAROC ® assure les prélèvements sur place, puis les confie pour analyses à un laboratoire spécialisé et accrédité.

L’eau potable, qu’elle soit issue d’un puits ou du réseau de distribution public doit être propre à la consommation d’un point de vue microbiologique, chimique et physique.

L’eau potable doit ainsi être conforme aux valeurs d’exigences sanitaires et microbiologiques fixées par la loi. Elle doit être irréprochable quant à son goût, son odeur et son aspect.

L’analyse physico-chimique permet de contrôler :

  • La turbidité,
  • Les matières en suspension
  • La dureté TH,
  • L’acidité pH,
  • Les chlorures,
  • Les nitrites,
  • Les nitrates,
  • La conductivité,
  • La concentration des minéraux dissous,
  • La concentration d’autres solides dissous.

L’analyse bactériologique permet de contrôler le taux de contamination par les bactéries la rendant impropre à la consommation et notamment :

  • E.colis,
  • Coliformes fécaux,
  • Entérocoques,
  • B.H.A.A,
  • Colonies atypiques,
  • Légionnelles

La turbidité de l’eau provient principalement de la présence de matières en suspension dans l’eau, lui donnant une apparence trouble. La turbidité de l’eau est un élément physico-chimique important à contrôler car elle est la source des dépôts dans les canalisations et dans des ballons d’eau chaude créant ainsi un milieu propice au développement bactérien et du biofilm. Un niveau élevé de matières en suspension dans l’eau réduit également l’efficacité de la désinfection et de la capacité des lampes UV.

  • Norme de l’analyse : NF EN ISO 7027
  • NTU de 5 = eau claire
  • NTU de 30 = eau légèrement trouble
  • NTU de 50 = eau trouble

Les Matières En Suspension (MES) mesure la teneur totale des matière d’origines minérales et matières organiques et les micro-organismes en suspension dans l’eau (non dissoutes). Un taux élevé de MES diminue la pénétration de la lumière, interfère sur la qualité d'une eau par des phénomènes d'absorption notamment de certains éléments toxiques

  • Norme de l’analyse : NF EN 872

La conductivité (CE µS/cm) mesure la capacité de l’eau à conduire un courant électrique à l’aide d’un conductimètre qui contrôle le passage de l’électricité entre ces 2 électrodes plongées dans l’eau. Plus une eau est calcaire ou chargée de (calcium, magnésium, sodium, potassium) plus grande est sa conductivité. L’analyse de la conductivité permet d’apprécier l’ensemble de ces minéraux dissous dans l’eau.

  • Norme de l’analyse : NM ISO 7888
  • Valeurs admissibles : inférieure à 1500 µS/cm

Les sels dissous totaux (T.D.S.) mesure la concentration totale des substances en solution contenues dans l’eau. Les sels dissous totaux sont composés de sels inorganiques tel que : calcium, magnésium, potassium et sodium qui sont des cations, ainsi que des anions tel que : carbonates, nitrates, bicarbonates, chlorures et sulfates. Les cations sont des ions chargés positivement et des anions sont des ions chargés négativement. Une eau au fort taux de TDS sera fortement calcaire et endommagera les réseaux et installation, un taux élevé peut également indiqué la présence d’autres polluants nuisibles comme le fer, le manganèse, le sulfate, le bromure et l’arsenic.

  • Norme de l’analyse : NFT T 90111
  • Valeurs admissibles : inférieure à 1000 mg/L

L’acidité (pH) exprime le niveau d’acidité ou d’alcalinité en mesurant la quantité d’ions hydrogène contenus dans l’eau. L’analyse permet de mesurer sur une échelle de 0 à 14 le pH. Une eau au pH 7 est considérée comme neutre. Une eau au pH 6.0 est 10 fois plus acide qu’avec un pH 7 et 100 fois plus eau au pH 8.0. Une eau acide a un effet corrosif sur votre installation.

  • Norme de l’analyse : NM ISO 10523
  • Valeurs admissibles : Supérieure à 6.5 pH / inférieur à 8.5 p

La dureté (TH) exprime la teneur en calcaire dissous, mesurée en degrés français (°f), elle indique la quantité de calcium et de magnésium présents dans l’eau ; les eaux dures forment des dépôts de calcaire dans les installations, diminuent l’efficacité des savons, assèchent la peau.

  • Norme de l’analyse : NFT T 90003
  • Valeurs admissibles : Supérieure à 10 TH / inférieur à 25 TH

Les carbonates (T.A) permet d’exprimer l’alcalinité de l’eau en ne mesurant que la teneur des ions Hydroxyde OH et la moitié des ions carbonate CO3. L'alcalinité se mesure à l'aide d'une solution étalon d'acide fort en présence d’un indicateur coloré de pH virant du rouge à l'incolore à un pH de 8,3. Lorsque le pH de l'eau est inférieur à 8,3, le TA est nul, et l'eau ne contient que du bicarbonate. À pH plus élevé, des ions carbonates peuvent être présents.

  • Norme de l’analyse : NFT T 90036

Les bicarbonates (T.A.C.) HCO3 exprime l’alcalinité totale de l’eau en mesurant la teneur en bicarbonate ou (Hydrogénocarbonate) HCO3 ainsi que les carbonate CO3 et les Hydroxyde OH. L’analyse est réalisée à l’aide d'une solution étalon en présence d’un indicateur coloré de pH virant du jaune à l'orangé à un pH de 4,3 .

  • Norme de l’analyse : NFT T 90036
  • Valeurs admissibles : Supérieure à 50 méq/L


LES ANIONS

Les nitrates (NO3) dissous dans l’eau sont des indices de pollution d’origine agricole dont notamment des résidus d’engrais et de fertilisant ou d’origine domestique et industrielle dont notamment des résidus des lessives, des détergents.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-012
  • Valeur maximale admise : inférieur à 30 mg/L

Les nitrites (NO2) sont des sels d’acide nitreux à la base de composition agricoles dont les fertilisants. Très solubles, ils migrent facilement des sols vers les sources d’eau souterraines et nappes phréatiques servant de sources d’approvisionnement des eaux potables.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-013
  • Valeur maximale admise : inférieur à 0,5 mg/L

Chlorure (CI) l’analyse mesure les ions de chlorures dissous dans l’eau. Les chlorures sont largement répandus dans la nature généralement sous forme de sels de sodium (NacI) ou de sels de potassium (KCI). La nature des sol influe sur la concentration en chlorure. A des taux élevés, l’eau a mauvais goût, les canalisations et les installations souffrent de corrosion ; l’arrosage et l’irrigation est à proscrire, brûlant les plantes et cultures.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-014
  • Supérieur à 250 mg/L : mauvais gout
  • Supérieur à 750 mg/L : limite de potabilité
  • De 500 à 10 000 mg/L : considéré comme une eau saumâtre

Les sulfates (SO42) sont soit d’origine naturelle issue de l’oxydation des minerais soit d’origine industrielle par celles qui emploient des sulfates ou de l’acide sulfurique, notamment l’industrie minière, papeterie, usine de textiles, tanneries. les pots d’échappement contribue également à la pollution des eaux de surface. Une concentration importante de sulfate dans l’eau potable affecte ses consommateurs de déshydratation ou de diarrhées.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-009
  • Valeur maximale admise : inférieur à 400 mg/L


LES CATIONS

Le calcium (Ca2+) présent naturellement dans l’eau, le calcium l’un des principaux éléments qui contribue à la dureté de l’eau. Un taux élevé de calcium dans l’eau peut avoir des effets négatifs sur l’absorption d’autres minéraux essentiels pour le corps. Il altère également goût de l’eau et son odeur et favorise les dépôts de calcaire dans les installations sanitaires.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-016
  • Valeur maximale admise : inférieur à 100 mg

Le magnésium (Mg2+) est présent naturellement dans l’eau et avec le calcium est l’un des principaux éléments qui contribue à la dureté de l’eau. Un taux élevé de magnésium dans l’eau peut provoquer un effet laxatif (taux supérieur à 700 mg/L) et donne un gout désagréable à l’eau et favorise les dépôts de calcaire dans les installations sanitaires.

  • Norme de l’analyse : NF T 90-005
  • Valeur maximale admise : inférieur à 50 mg/L

Les bactéries aérobies revivifiables, sont des micro-organismes non pathogènes capables de se développer dans des conditions normales de cultures, c’est pour cela que les analyses sont faites sur des eaux à 22°c et 37°c. Cette mesure permet de connaître la teneur moyenne en bactéries de l’eau testée. En fonction de leur nombre, l’indicateur permettra d’apprécier une possible contamination bactérienne, et ainsi la vérification de la qualité du réseau et de l’installation ou de l’efficacité d’une solution de traitement installée.

  • Norme de l’analyse : NM 037005
  • Valeur maximale admise à 22°c : inférieur à 100 germes /ml
  • Valeur maximale admise à 37°c : inférieur à 20 germes /ml

Les coliformes totaux sont omniprésents dans la nature, il s’agit d’un groupe de bactéries hétérogène : bactérie d’origines fécales ou matières organiques en décomposition comme les végétaux. La présence des coliformes totaux en nombre élevé est le signal d’alarme démontrant une dégradation de la qualité de l’eau. Une dégradation qui peut avoir plusieurs sources : infiltration d’eau de surface dans le puits, développement d’un biofilm (dépôt de calcaire et de bactéries) sur les parois du puits et ses canalisations.

  • Norme de l’analyse : NM 037003
  • Valeur maximale admise : inférieur à 10 UFC* pour 100 ml
  • * UFC = Unité Formant Colonie (groupe de bactéries)

Les coliformes thermotolérants, cette analyse permet de différencier le groupe de coliformes totaux présents dans l’eau. Les coliformes étant un groupe hétérogène, certaines bactéries pourraient avoir une origine végétale, d’autres fécales. Les bactéries d’origine fécales peuvent être identifiées grâce à leur tolérance à des températures de 44/45°c et notamment les colibacilles et les Escherichia coli, E.coli. La présence dans l’eau de coliformes thermotolérants est une preuve indiscutable d'une contamination par des matières fécales. Dans les eaux de puits et de forage, la présence de coliformes est un indicateur de probabilité d’une contamination par des bactéries pathogènes. Dans les eaux distribuées par les réseaux publics, la présence de ces coliformes est un indicateur d'inefficacité du mode de stérilisation de l'eau.

  • Norme de l’analyse : NM 037003
  • Valeur maximale admise : 0 (zéro) UFC* pour 100 ml
  • * UFC = Unité Formant Colonie (groupe de bactéries)

Les bactéries E.coli (Escherichia Coli) sont mesurées par l’analyse des coliformes thermotolérants. L’E.coli est une bactérie très abondantes dans les intestins des humains et des animaux à sang chaud. Escherichia Coli est l’espèce de bactéries strictement d’origine fécale, sa présence dans l’eau signifie une contamination pouvant contenir des micro-organismes pathogènes. E.coli provoque des gastro-entérites, maladie souvent bénigne mais qui peut parfois avoir des conséquences très graves sur la santé. D’autres maladies plus rares comme les hépatites ou les méningites peuvent aussi être provoquées par l’ingestion d’eau contaminée par les coliformes fécaux.

  • Norme de l’analyse : NM 037003
  • Valeur maximale admise : 0 (zéro) UFC* pour 100 ml
  • * UFC = Unité Formant Colonie (groupe de bactéries)

Les bactéries entérocoques (streptocoques fécaux) s’apparentent aux coliformes fécaux bien que certaines espèces de ce groupe ne sont pas d’origine fécale. La détection de bactéries entérocoques dans l’eau d’un puits peut indiquer une contamination fécale ou une infiltration d’eau de surface. Il est cependant prudent de considérer la présence de bactéries entérocoques comme une indication d’une contamination fécale. Certains entérocoques peuvent se transformer en germes initiateurs de plusieurs maladies telles que les angines, les otites et les méningites

  • Norme de l’analyse : NM 037006
  • Valeur maximale admise : 0 (zéro) UFC* pour 100 ml
  • UFC = Unité Formant Colonie (groupe de bactéries)

Les spores de bactéries anaérobies sulfito-réductrices sont des formes résistantes d’organismes anaérobies, ce qui signifie qu’elles n’ont pas besoin d’oxygène pour se développer. Fréquemment présents dans la matières fécale ainsi que dans les sols, rivières.. la plus courante d’entre elles est la Clostridies. Dans cette analyse, la mesure est concentrée sur le spore et non sur la bactérie. A l’état de spore les traitements au chlore sont sans effet, alors qu’ils sont efficaces sur les bactéries, ce qui explique que l’on mesure uniquement les spores.

  • Norme de l’analyse : PNM ISO64612
  • Valeur maximale admise : 1 pour 20 ml

Les bactéries hétérotrophes aérobies et anaérobies, communément appelées BHAA représentent le décompte total des germes présents dans l’eau. L’eau est impropre à la consommation lorsque leurs nombres dépassent 500 UFC par millilitre. Bien qu’une majorité de BHAA ne soient pas pathogènes, certaines, absorbées par des personnes dont le système immunitaire est affaibli peuvent causer des infections et maladies. Les bactéries hétérotrophes aérobies et anaérobies servent de précieux indicateurs de pollution, notamment en servant de révélateurs de matières organiques résiduelles dans les installations et canalisations.